Fuite d’eau : locataire, propriétaire, assurance… qui est responsable ?
Une fuite d’eau dans un logement soulève toujours la même question : qui doit payer entre locataire, propriétaire et assurance habitation ? Ce guide vous aide à savoir quoi faire, qui prévenir et comment limiter les frais, que vous soyez occupant ou bailleur.
1. Comprendre les responsabilités en cas de fuite d’eau
Les grands principes
En France, la règle générale est la suivante : le locataire prend en charge l’entretien courant et les petites réparations, le propriétaire assume ce qui relève de la structure du bien et de la vétusté. L’assurance vient en complément pour indemniser les dommages causés aux biens (meubles, parquet, plafond du voisin, etc.).
Fuite d’eau : locataire ou propriétaire ?
On parle souvent de “fuite d eau locataire ou propriétaire” mais tout dépend de l’origine du problème :
- Usure normale, défaut d’installation, canalisation encastrée : en principe à la charge du bailleur.
- Mauvais usage, absence d’entretien, négligence : en principe à la charge de l’occupant.
- Parties communes d’un immeuble : responsabilité possible de la copropriété, via le syndic.
2. Locataire ou propriétaire : qui est responsable ?
Ce qui relève du locataire
Le locataire doit effectuer l’entretien régulier des équipements qu’il utilise tous les jours. Sont en général à sa charge :
- Le remplacement des joints de robinetterie, flexible de douche, mousseur, clapet de chasse d’eau.
- Le détartrage des robinets et de la robinetterie de la cuisine ou de la salle de bains.
- Le maintien en bon état visible des siphons et vidanges accessibles.
- Les petits remplacements dus à une casse par maladresse (manette de mitigeur, pomme de douche, etc.).
Bon à savoir:
Si une fuite résulte d’un manque d’entretien (joints jamais changés, robinet forcé, flexible déchiré), les réparations sont généralement à la charge de l’occupant, même si son assurance peut participer selon le contrat.
Ce qui relève du propriétaire
Le bailleur doit fournir un appartement en bon état d’usage et assurer la pérennité des installations. Sont normalement à sa charge :
- Les canalisations encastrées ou collectives défectueuses.
- Un défaut structurel (colonne d’eaux usées fissurée, infiltration par façade ou toiture).
- Les éléments devenus vétustes : robinetterie trop ancienne, chauffe-eau en fin de vie, réseaux fortement corrodés.
- Les travaux de remise en conformité importants (changement de réseau, remplacement complet d’une chaudière trop ancienne, etc.).
Lorsque la fuite provient d’un élément qui ne doit pas être entretenu par le locataire ou d’un défaut de conception, le propriétaire finance en principe la réparation et peut être aidé par son assureur.
Cas particuliers selon l’origine
- Fuite sur machine à laver ou lave-vaisselle : généralement à la charge de la personne qui a installé ou utilise l’appareil.
- Infiltration par toiture ou façade : relève le plus souvent de la copropriété ou du propriétaire, selon le règlement d’immeuble.
- Fuite chez le voisin au-dessus : l’occupant sinistré doit prévenir le voisin, le syndic et ses assurances respectives pour établir les responsabilités.
- Chaudière individuelle : entretien annuel obligatoire à la charge du locataire, remplacement de l’appareil ou de la tuyauterie défectueuse souvent à la charge du propriétaire, selon l’âge de l’installation.

3. Assurance habitation : ce qu’il faut savoir
Assurance du locataire
Une assurance habitation est en principe obligatoire en location. Elle couvre au minimum la responsabilité civile de l’occupant, c’est-à-dire les dommages causés à des tiers (voisin, copropriété, propriétaire). Des options peuvent couvrir aussi le mobilier et les équipements personnels.
Assurance du propriétaire
Le propriétaire a tout intérêt à assurer son bien, qu’il y vive ou non. Il peut souscrire :
- Un contrat propriétaire occupant ou non occupant (PNO) pour couvrir le bâti, les revêtements, certains équipements.
- Des garanties complémentaires pour les dégâts des eaux, l’infiltration, la recherche de fuite ou la perte de loyers en cas de sinistre important.
Rôle des assureurs en cas de dégât des eaux
En cas de sinistre, chaque assureur indemnise en général son assuré (occupant ou propriétaire) selon les plafonds prévus. Les compagnies se mettent ensuite d’accord entre elles pour répartir la charge en fonction des responsabilités (règlement CIDRE / CIDE-COP dans la plupart des cas).
Garanties à vérifier dans votre contrat
- Garantie “dégâts des eaux” (fuites, infiltrations, débordements, etc.).
- Prise en charge de la recherche de fuite (caméra, test de pression, traçage fluorescent…).
- Montant des franchises et plafonds d’indemnisation pour les dommages aux biens.
- Couverture des parties immobilières, mais aussi des meubles, appareils électriques, parquet, peinture.
- Garantie recours des voisins et des tiers, très utile en habitat collectif.
4. Que faire en cas de fuite ou de dégât des eaux ?
Actions immédiates
- Coupez l’arrivée d’eau : au robinet d’arrêt local (évier, WC, machine) ou au compteur général si nécessaire.
- Sécurisez les lieux : écartez les appareils électriques, protégez les meubles avec des bâches ou serviettes.
- Limitez l’extension : éponger, disposer des récipients sous la fuite, ventiler les pièces pour accélérer le séchage.
- Prévenez rapidement : propriétaire, syndic et voisins susceptibles d’être touchés.
Faire intervenir un professionnel
Si l’origine n’est pas évidente (canalisations encastrées, infiltration murale, plafond humide sans cause visible), faites intervenir un plombier qualifié. Il pourra :
- Identifier précisément l’origine : test de pression, inspection vidéo, écoute acoustique.
- Réaliser une réparation durable : brasure cuivre, sertissage, changement de tronçon de tuyau, reprise d’étanchéité.
- Produire un rapport et une facture détaillée, très utiles pour l’assurance et le partage des coûts entre occupant et bailleur.
Procédures après la constatation
- Photographiez les dommages : sols, murs, plafonds, meubles touchés.
- Prévenez rapidement votre assureur : par téléphone, application ou espace client.
- Remplissez un constat amiable “dégât des eaux” avec les autres personnes concernées (voisin, syndic, propriétaire).
- Respectez les délais : en général 5 jours ouvrés pour déclarer le sinistre.
- Conservez les factures : réparation, nettoyage, déshumidificateur, etc., pour une éventuelle indemnisation.
Comment déclarer un dégât des eaux à l’assurance ?
La déclaration se fait par courrier, mail, téléphone ou via l’espace client en ligne. Indiquez :
- La date, le lieu et les circonstances du sinistre.
- La description des biens endommagés, avec photos à l’appui.
- Les coordonnées des autres personnes impliquées (voisins, syndic, propriétaire).
- Le devis ou la facture du plombier, ainsi que toute expertise de recherche de fuite.
FAQ – Questions fréquentes
Qui est responsable en cas de fuite d’eau ?
La responsabilité dépend de l’origine : entretien courant et maladresse relèvent généralement du locataire, vétusté ou défaut structurel du propriétaire. En immeuble, la copropriété peut être concernée pour les parties communes. Les assureurs se basent sur ces éléments pour répartir les prises en charge.
Que faire dès qu’une fuite est constatée ?
Il faut couper l’alimentation au plus vite, sécuriser les lieux, limiter la propagation de l’eau puis prévenir propriétaire, syndic et voisins touchés. Contactez rapidement un plombier pour localiser et arrêter la fuite. Prenez des photos et conservez tous les justificatifs.
Comment déclarer un dégât des eaux à son assurance ?
Vous devez informer votre assureur dans les 5 jours ouvrés, par téléphone, mail ou via votre espace en ligne. Remplissez un constat amiable avec les personnes concernées, décrivez précisément les dommages et joignez photos, devis et factures. Respectez strictement les délais indiqués au contrat.
Quelles garanties d’assurance vérifier en priorité ?
Assurez-vous d’avoir une garantie dégâts des eaux incluant recherche de fuite, dommages aux biens et responsabilité envers les voisins. Vérifiez aussi les plafonds, les franchises et l’étendue de la couverture pour les embellissements (peinture, parquet) et les équipements. En cas de doute, demandez des précisions à votre conseiller.
Le mot de l’expert Depanneo
Une fuite non traitée à temps peut vite se transformer en sinistre coûteux, avec murs imbibés, moisissures et tensions entre locataire, propriétaire et voisins. Dès les premiers signes d’humidité ou d’écoulement anormal, faites contrôler l’installation par un plombier qualifié. Les équipes Depanneo peuvent intervenir rapidement pour une recherche de fuite, une réparation durable et un devis gratuit, afin de protéger votre logement et sécuriser vos démarches d’assurance.
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